Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
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​​​​​​​​​​​​​Maison méditerranéenne des sciences de l’homme

MMSH​

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La Maison méditerranéenne des sciences de l'homme est un campus de recherche et de formation en sciences humaines et sociales, spécialisé sur le monde méditerranéen. 

Fondée en 1996 par Robert Ilbert, qui en a assuré la direction jusqu'à fin 2007, la Maison méditerranéenne des sciences de l'Homme (MMSH) est une composante d'Aix-Marseille Université, appuyée sur une unité de service et de recherche​ AMU/CNRS. Dans un bâtiment de 13 000 m², elle rassemble 10 Unités mixtes de recherche et l'Ecole doctorale 355 « Espaces, Cultures, Sociétés ». 

Elle héberge et soutient deux instituts d’établissement, pôles de recherche et de formation, créés par sa tutelle universitaire, Aix-Marseille Université, en 2019 : l’Institut d’archéologie méditerranéenne, Arkaia, et l’Institut Sociétés en mutation en Méditerranée, SoMuM.

Un centre de recherche sur la Méditerr​​​​​anée

« Dans le cadre de son contrat quinquennal 2018-2022, la MMSH / USR 3125 privilégie 5 axes thématiques qui portent sur toutes les périodes historiques, de la Préhistoire à l'époque contemporaine et c​oncernent toutes les disciplines des sciences humaines et sociales ou en relation avec elles, travaillant sur les études méditerranéennes.

Axe 1 ; Appropriations et transformations des milieux​

L’axe 1 porte sur les relations entretenues par les groupes humains avec leur environnement, y compris avec les populations animales, dans la très longue durée et la diversité des milieux naturels présents autour de la Méditerranée (zones montagnardes, collinéennes, littorales et maritimes). Il examine la manière dont les hommes se sont adaptés aux contraintes des milieux – à commencer, depuis la période préhistorique, par les réponses biologiques et démographiques, l’adaptation des régimes alim​entaires et des dynamiques de peuplement. L’exploitation des ressources naturelles et la production d’aménagements (infrastructures agraires et hydrauliques par exemple), qui participent ensemble à la transformation des milieux et au façonnement des paysages, font l’objet d’une étude diachronique et pluridisciplinaire multiscalaire. En définitive, il s’agit de comprendre comment les sociétés s’enracinent dans des lieux qu’ils façonnent irréversiblement par leurs dynamiques démographiques, sociales, économiques, techniques et politiques. Il s’agit de participer à la compréhension des défis actuels, en historicisant la question de l’adaptation des hommes à la raréfaction et à la dégradation des ressources naturelles et en mettant en évidence l’émergence, dans la longue durée, de la préoccupation de l’empreinte écologique des activités humaines. Les spécificités du bassin méditerranéen – la richesse et la fragilité de ses écosystèmes, la très longue durée des implantations humaines – en font un observatoire aigu de ces dynamiques et des conflits d’usage liés à l’exploitation de ressources naturelles comptées. La pesée des risques environnementaux et l’objectif d’une cohabitation durable marquent aujourd’hui profondément les rapports que les sociétés entretiennent avec leur milieu et font évoluer les formes de l’attachement aux lieux. La résilience des écosystèmes, irrémédiablement anthropisés,​ est aussi une question sociale que les sciences humaines et sociales peuvent aider à penser. 

Axe 2 : (Re)compositions urbaines et dynamiques territoriales​​

Le second thème s’organise autour du fait urbain, envisagé dans la longue durée et le dialogue pluridisciplinaire. Il s’agit d’interroger le processus d’urbanisation et les modes d’organisation du territoire urbain et péri-urbain depuis l’Antiquité, en articulant les approches documentaires, qu’elles soient textuelles, archéologiques ou audiovisuelles, dans une perspective intégr​ée incluant les aspects économiques et sociaux de la construction, l’étude des choix formels, la spatialisation et l’expression monumentale des pouvoirs sociaux, religieux, militaires et politiques. À l’idée d’une matrice urbaine méditerranéenne, les recherches en cours substituent la réflexion sur la circulation des modèles et la production de normes urbanistiques, ainsi que sur les modes d’habiter dans les villes méditerranéennes. Ces modèles sont aujourd’hui mis à l’épreuve de la compétition urbaine mondiale, qui impose de nouvelles normes – dont celle, paradoxale, de la singularité. Les projets de recherche et de recherche-action interrogent les politiques d’urbanisme, la question des crises urbaines, des processus de résilience et de réappropriation des territoires, ainsi que la prise en compte – récente et massive – des paysages dans les espaces métropolisés. Diachroniquement, les travaux su​r l’espace urbain contribuent aussi au renouvellement des approches du politique, des formes de la vie en société et des processus de différenciation subjective. Dans ce contexte scientifique, la métropole de Marseille représente un cas d’étude privilégié, qui rassemble les réflexions pluridisciplinaires sur l’organisation de son habitat urbain et son évolution, sur ses équipements portuaires et leur impact sur l’histoire et le développement ​de la ville, sur les conditions et pratiques de vie de sa population urbaine et périurbaine.

Axe 3 : Arts, écritures et lang​​​​ages

L’aire méditerranéenne se caractérise par la diversité de ses collections et la richesse de son patrimoine : elle constitue ainsi un espace privilégié pour observer le cycle de vie des artéfacts artistiques, de leur production aux usages sociaux de l’art. Des sciences de l’Antiquité à la sociologie de l’art, les recherches partagent cette préoccupation de produire une compréhension longitudinale des artéfacts, allant de l’économie des matières premières aux processus de travail dans les ateliers, de la structuration des mondes de l’art aux usages sociaux et aux formes d’appropriation individuelle et collective des œuvres, dans toutes leurs formes (littérature, musique, arts plastiques, photographie, théâtre) et jusque dans ses expressions les plus récentes. Une attention particulière est portée aux dynamiques du collectionnisme et de la patrimonialisation, depuis l’Antiquité. Dans un dialogue fécond avec les musées du pourtour méditerranéen, les recherches interrogent la formation des collections, le rôle des réseaux d’amateurs et de mécènes, la circulation des artistes, l’émergence et la transformation des lieux d’exposition, ainsi que l’appropriation sociale et les usages politiques dont ils font l’objet.

Les recherches menées sur la production, la circulation et la réception des savoirs dans l’espace méditerranéen et au-delà, depuis l’époque antique, partagent une même exigence de réflexivité. L’attention portée aux langues – anciennes ou modernes – permet de faire retour à la voix des acteurs et aux représentations du monde, du pouvoir, du droit, du rapport entre les hommes et les femmes qui s’expriment dans les écritures narratives ou pragmatiques. Elle s’accompagne, chez les chercheurs, d’une réflexion sur l’édition, la traduction et le commentaire de ces textes, opérations classiques auxquelles les outils des humanités numériques offrent désormais de nouvelles perspectives d’exploitation, de visibilité et de valorisation. S’interroger sur l’écriture comme mode de subjectivation et d’objectivation, et sur ce que le numérique fait aux pratiques ordinaires de l’écriture et de l’oralité, ici et ailleurs, conduit aussi à questionner nos propres pratiques de communication scientifique. La MMSH se présente ainsi comme un espace collaboratif de réflexion sur les écritures en sciences humaines et sociales, en particulier sur les autres types de narration que l’écrit « académique » (films, sites web, projets multimédias, expositions, bande dessinée, etc.). 

Axe 4 ; Sociétés plurielles, héritages, appartenance et conflits​

Un quatrième ensemble de recherches s’intéresse à la manière dont on fait société dans les espaces méditerranéens, de l’Antiquité à nos jours. Il interroge les dynamiques de l’appartenance dans une perspective multiscalaire (individus, groupes, communautés micro-localisées ou multi-territorialisées). Comment s’élaborent et se consolident les appartenances, comment celles-ci sont mises à l’épreuve dans les situations d’incertitude ou de conflit, comment, présentes ou passées, constituent-elles des héritages transmis, bricolés, effacés, redécouverts au fil des générations ? Les crises politiques et sociales qui frappent les sociétés autour du bassin méditerranéen, notamment lesdits « printemps arabes de 2011, sont une des thématiques privilégiées de l’analyse des sociétés méditerranéennes. Observe-t-on des phénomènes de réplication et de réitération de ces crises ? Peut-on mettre en lumière des liens entre les mouvements politiques et sociaux d’une rive à l’autre ?

Le thème de l’appartenance constitue un pôle constamment interrogé à la lumière de problématiques nouvelles – celle du rapport à l’altérité, des biens communs, du genre. En lien avec les deux premiers axes, les recherches travaillent à la place du lieu dans le sentiment de faire communauté, lorsque des personnes sont identifiées (ou s’identifient elles-mêmes) à des espaces d​’échelle variable (quartier, ville, région, pays) et qu’elles doivent réinventer une manière d’être ensemble au moment d’en être détachées. L’expérience de la migration, qui constitue une thématique forte des recherches à la MMSH (par son réseau MiMed), permet ainsi d’éclairer différemment les thématiques de l’appartenance, telle qu’elle est indissociablement vécue et rêvée, transmise et oubliée, déconstruite et reconstruite. Les études de genre, autre axe fort de la MMSH, déclinées dans le réseau thématique de recherches GenderMed, permettent également d’interroger les logiques identitaires et leur pertinence. 

Axe 5 Religions : Identifications et pra​​tiques

Ce thème est l’un des axes historiques de la MMSH, du fait que la Méditerranée a accueilli en son sein les terres du paganisme antique, mais aussi des trois religions monothéistes, judaïsme, christianisme et islam, qui ont façonné son histoire et ses hommes. Il s’agit de décrypter les croyances, rites et modes de fonctionnement religieux des différentes communautés méditerranéennes, à partir des textes sacrés, notamment la Bible et le Coran, mais aussi des objets et des pratiques cultuelles, des lieux de cultes, sanctuaires et édifices de cultes, païens comme chrétiens, à la fois dans leur organisation et leur architecture.

Se pose ainsi le problème des identités religieuses, concept souvent invoqué pour justifier les modes opératoires de telle ou telle société et les échanges entre les différentes religions et leur cohabitation. De l’expression conflictuelle et violente des guerres de religion, associées aux persécutions et aux conversions forcées, aux transferts scientifiques et culturels d’érudits qui​ ont favorisé la transmission de savoirs séculaires, il s’agit d’interroger les phénomènes de continuité et de rupture à l’œuvre dans la vie des sociétés méditerranéennes. Les religions méditerranéennes, qu’elles soient polythéistes ou monothéistes, et malgré leur apparente incompatibilité, partagent en réalité des figures bibliques, des héros ou des saints, des lieux, des pratiques, mais aussi certaines croyances et règles qui se transmettent de croyance en croyance et perdurent de l’Antiquité à l’époque contemporaine, imposant de réfléchir aux interactions, interférences, et éventuels syncrétismes. Il faut prendre en compte également la dimension politique des relations interreligieuses qui influent sur le vivre ensemble des communautés : États laïques et religieux communiquent ou s’affrontent à travers des institutions et des hommes, fidèles ou clercs, passeurs ou bourreaux. Cet axe interagit avec l’axe 4, par les transformations sociétales et recompositions religieuses auxquelles peuvent donner lieu les mouvements migratoires et les comportements collectifs. 

Axe 6 : La Méditerranée et l​e Monde

Depuis la sortie d’Afrique par les premiers hommes, la Méditerranée est un espace de passage, de départ et d’arrivée, vers l’Europe ou les autres continents. Les sociétés méditerranéennes ont entretenu avec le reste du monde des relations plus ou moins étroites par le biais de la migration, des échanges commerciaux, des influences religieuses et des transferts culturels. On peut étudier les étapes de l’ouverture progressive des sociétés méditerranéennes au monde depuis Alexandre le Grand, jusqu’aux Grandes découvertes et au colonialisme moderne et contemporain. Se sont ainsi constituées des Petites Méditerranées ailleurs, colonies du Nouveau Monde dans les Amériques ou en Afrique, diasporas grecques en Australie, ou libanaises au Brésil, communautés italiennes à New York ou à Buenos Aires, qui ont favorisé l’adoption, loin de la Méditerranée, de schémas politiques, religieux, culturels et artistiques issus des terres d’origine. Celles-ci ont transféré été adapté leur urbanisme et leur architecture, importé leurs religions, imposant parfois au fil de l’épée le christianisme ou l’islam. Étudier les relations entre la Méditerranée et le monde, c’est aussi affronter les problématiques de la colonisation et de la décolonisation, à la fois politique, économique et culturelle.

Par sa position privilégiée au carrefour de l’Afrique, du Moyen Orient et de l’Europe, la Méditerranée sert aussi de hub dans les relations entre les continents, et de ce fait elle est parcourue et investie par des populations extérieures qui s’y installent provisoirement ou définitivement et qui remodèlent son visage en permanence. Des Chinois de Belsunce (Marseille) aux Philippins et Srilankais de Rome, de la diffusion du fast food américain, la Méditerranée absorbe des produits et des hommes qui contribuent à en​​ faire un espace de brassage mondialisé. Ailleurs on parle de Méditerranée américaine pour l’espace caraïbe, ou de Méditerranée d’Extrême Orient pour la mer de Chine. La première des mers de l’histoire occidentale devient ainsi un laboratoire d’analyse qui offre des modèles pour comprendre la complexité des sociétés à l’épreuve de la mondialisation.​

Une Maison des sciences de l’homme d​​ans le GIS-​​RnMSH  

 La MMSH est membre du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) - Réseau national des Maisons des sciences de l'homme (RnMSH), labellisé comme Infrastructure de Recherche (IR) inscrite sur la feuille de route nationale du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation depuis 2012. ​

Le rôle et les missions des 22 « maisons » qui constituent le RnMSH sont inscrits dans une charte, actualisée en 2019​

Les MSH sont des structures opérationnelles de recherche et de service relevant du domaine des sciences humaines et sociales et de leurs interfaces. Structures d’hébergement d’équipes ou d’accueil temporaire, elles soutiennent les échanges et transversalités, et favorisent l’accès aux infrastructures de recherche. Acteurs pivots de la recherche et de l’innovation méthodologique sur leurs sites, elles facilitent le contact entre les grandes initiatives (dont les instituts et EUR), jouent un rôle fédérateur et contribuent aux activités de structuration pour les politiques d’établissements et de site. Tout en continuant à impulser et à encourager fortement les collaborations disciplinaires intra-SHS, les MSH ont vocation à incuber et développer l’interdisciplinarité associant les SHS et les autres sciences. Les MSH sont aussi la voie d’entrée aux très grandes infrastructures de recherche en SHS (actuellement HUMA-NUM et PROGEDO.) et contribuent à leur développement. Elles coordonnent les instruments de travail communs sur le site par leurs réseaux de plateformes articulés aux TGIR et contribuent à l’introduction des nouveaux outils et pratiques scientifiques, notamment dans le domaine des humanités numériques. Elles ont vocation à ouvrir leurs dispositifs à l’international et à faciliter l’insertion des chercheurs dans la communauté internationale. Elles apportent leur soutien aux formations par la recherche du site. En s’appuyant sur leurs liens avec les territoires et leurs différents acteurs, les MSH contribuent à développer une stratégie de valorisation enracinée dans les enjeux sociaux-culturels et économiques contemporains. Elles sont au cœur de l'écosystème de l'édition scientifique publique et ouverte, relais privilégiés des Infrastructures pour l'édition structurée et pour la diffusion en accès ouvert. Elles développent en leur sein des dispositifs en ce sens (pôles éditoriaux, pépinières de revues, projets d'édition innovants...

Un lieu de formation​​​

Fortement pluridisciplinaire, l'Ecole doctorale 355 « Espaces, Cultures, Sociétés » accueille plus de 250 doctorants dont les domaines de recherche relèvent des Sciences Humaines et Sociales, même si elle est plus particulièrement orientée vers les études méditerranéennes.

Elle regroupe 20 unités de recherche, qui couvrent 4 grands axes thématiques : Espaces, environnement et sociétés ; Mondes anciens et contemporains ; Normes, institutions et comportements sociaux ; Langues, textes, arts et cultures.

Ses personnels proposent des formations en humanités numériques, ressources documentaires, accompagnement aux TGIR Progedo et HumaNum.​

Robert IlbertRobert ILBERT

 Né en 1950, il est agrégé d'histoire, docteur en études islamiques et docteur d'Etat. Historien spécialiste de l'Egypte moderne et contemporaine, il a été professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Provence. Il a publié de nombreux travaux sur l'Egypte et le Moyen Orient contemporains ainsi que sur les villes méditerranéennes au XIXe siècle. Conseiller du Directeur de la Recherche, au Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il en a dirigé le secteur sciences humaines et sociales entre 1996 et 2001 et a été nommé Président du conseil national de coordination des sciences humaines et sociales. Il est aujourd'hui Président honoraire de l'Institut méditerranéen de recherches avancées (IMéRA). Robert Ilbert est chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.

​Plaquette de présentation de la MMSH

 


Version française


Exposition : Une Maison pour la Méditerranée
Exposition

Une Maison pour la Méd​​​​iterranée  Voir​​

​USR 3125

Unité de services et de recherche (USR 3125)

Organigramme de l'USR

Organigramme de l'USR 3125 

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MMSH

Département de l’Université d​​​’Aix-Marseille

 


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Organigramme

Organigramme de la MMSHde la Maison méditerranéen des sciences de l'homme (MMSH) (Pdf)


Statuts de la composante Maison méditerranéenne des sciences de l’homme
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​ÉLECTIONS AU CONSEIL DE LA MMSH


 Arrêté de proclamation des résultats des élections au Conseil de Département de la MMSH (25 juin 2018) ​​Télécharger [P​df]