Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
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Journée d'Etudes GENDERMED-AMU du 14 mars 2019 - MMSH

Article publié par S. Laurens (MMSH USR 3125, AMU/CNRS) - 25/02/2019 - Source : Randi Deguilhem et Constance de Gourcy - Actualisation 26/02/2019 - 08/03/2019


Journée d'Etudes, MMSH-AMU, Aix-en-Provence

Genre et générations. Mises en mots et en images

Organisée par GenderMed (MMSH USR 3125) et Vice-Présidence Egalité Femmes-Hommes et la Lutte contre les Discriminations) – GECRIS-GeFeM (TELEMMe) – LAMES – MMSH

14 mars 2019, 10h – 16h45 - MMSH - 5, rue du Château-de-l'Horloge - 13090 Aix-en-Provence

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Affiche_Gendermed__140319_diff.pdf

PROGRAMME

14 mars 2019 - Salle Paul-Albert Février, MMSH

10h : Ouverture de la Journée 

Karine Lambert (TELEMMe/GeFeM), Constance De Gourcy (LAMES), Randi Deguilhem (TELEMMe/GenderMed/GeFeM)

10h15-11h15 : Marjolaine Balseva, Beaux-Arts Paris, « Fanfan, mon grand-père marseillais »

11h15-11h30 Pause

11h30-12h30 : Ons Kamoun, Ecole Supérieure de l'Audiovisuelle et du Cinéma du Gammarth, Tunis – GeFeM, « Le film de chercheur au cœur du paradoxe du discours scientifique »

Déjeuner à la cafétéria de la MMSH

14 mars 2019 - Salle 1, MMSH

14h-15h : Carmen Garratón Mateu, U. de Cadiz, Espagne / GenderMed, « La face cachée de la femme kabyle »

15h-15h15 Pause  

15h15-16h15 : Chantal Guyot de Lombardon, GeFeM, « Ecrire l'absence : itinéraires croisés d'une transmission familiale autour de Guy de Lombardon, journaliste et écrivain provençal (1881- 1914) »

16h15-16h45 Discussion Générale

15 mars 2019 - Salle Emilien Ventre, Rousset

18h30 Avant-première « Los Silencios » Festival de Cinéma Nouv.o.monde,

Projection du film suivie d'une rencontre avec Constance De Gourcy (LAMES) et Marie-Hélène Sa Vilas Boas (ERMES)

Résumés

Genre et générations. Mises en mots et en images

Marjolaine Balseva, Mastérisante, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

« Fanfan, mon grand-père marseillais »

Ce film sur mon grand-père est nourri par l'envie de conserver une trace de ces histoires du passé qui modèlent le Marseille d'aujourd'hui. C'est également une réflexion portée par un dialogue entre un grand-père et sa petite fille et l'observation d'une transmission atypique dans laquelle interviennent les rapports genrés. Ce court métrage est également l'occasion d'un questionnement intersectionnel sur les transfuges de classe et les rapports socio-sexués au travers de la relation entre ces deux individus, et l'élévation sociale de la famille.

Cette évolution des milieux socio-culturels est perceptible grâce aux déambulations dans lesquelles Fanfan nous entraîne à travers les lieux qui ont marqué sa vie. Nous découvrons une réalité marseillaise : la gentrification. Action sauvage, dans cette ville, qui efface toutes traces du passé prolétaire qui constituait l'identité marseillaise.

Ons Kamoun, Ecole Supérieure de l’Audiovisuelle et du Cinéma du Gammarth, Tunis - membre de GeFeM

« Le film de chercheur au cœur du paradoxe du discours scientifique »

André Leroy-Gourhan déclare qu’on peut mesurer le degré de l’évolution de la pensée verbale à travers des œuvres de la pensée manuelle. Il suppose une symbiose entre les deux, propice à une voie d’ouverture au monde, à son étude et à des interprétations.

La réalisation de film constitue donc une expérience extrêmement riche pour le chercheur. Elle est au cœur du paradoxe du discours scientifique. Alors que le scientifique est aujourd’hui vu dans notre société comme celui qui dit la vérité, le chercheur s’attarde bien souvent à démontrer qu’il n’existe pas une vérité, mais des réalités. Dans ce contexte, le cinéma documentaire, ou cinéma du réel, est un outil précieux pour exposer cette complexité.

Carmen Garratón Mateu. Université de Cadix, Espagne - GeFeM (en séjour post-doctoral)

« La face cachée de la femme kabyle »

L’image de la femme kabyle en tête des protestations, dans l’université ou habillées avec les robes kabyles ne reflet pas toute la complexité qui entoure le rôle de la femme dans la société kabyle. « Le voyage de Nadia » est le témoignage, particulier et intime, d’une femme qui retourne à son pays après une longue absence. Ce voyage la confronte à la difficile situation des femmes de petits villages où des traditions très ancrées les relèguent à un statut subordonné. Le conflit générationnel, la religion et la mentalité patriarcale s’entremêlent, non sans controverse, dans ce documentaire qui dépeint un sombre tableau de la Kabylie.

Chantal Guyot de Lombardon, Professeure de Lettres honoraire, membre de l’Académie d’Aix, membre associée (TELEMMe-GeFeM)

« Ecrire l’absence : itinéraires croisés d’une transmission familiale autour de Guy de Lombardon, journaliste et écrivain provençal (1881- 1914) »

« L’armistice avec l’Allemagne est signé. On ne se tue plus. » Ces deux phrases sur un banal carnet de comptes en date du 8 novembre 1918 marquent un point final à la quête entreprise par l’épouse de Guy de Lombardon pour retrouver son mari, porté disparu en septembre 1914 dans les premiers combats de la Grande Guerre. Journaliste à l’aube d’une carrière d’écrivain, Guy était né à Aix-en-Provence en 1883.ences. Écrits de jeunesse, journaux intimes, poèmes d’amour, lettres du front, photographies... la jeune veuve avait tout gardé mais ces archives privées conservées depuis plus de cent ans dans la maison de famille attendaient en silence. Partie sur les traces de ce grand-père qu’elle n’aura jamais connu mais dont elle partage le goût de l’écriture, la narratrice s’est laissé guider par toutes ces voix de papier qui, de retrouvailles en retrouvailles, la conduisent jusqu’à son propre passé.

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