Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
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Exposition Récupérer, trier, valoriser les déchets : les petites mains du recyclage marocain.

Article publié par : S. Laurens / MMSH USR 3125 - 12/12/2018


flyerA5_DECHETS_EXPO_DIFFUSION.jpgExposition de photographies

Récupérer, trier, valoriser les déchets : les petites mains du recyclage marocain.

Du 12 au 22 décembre 2017 - Grand hall de la MMSH et mezzanine

Auteurs :

Bénédicte Florin, géographe

Pascal Garret, photographe et sociologue


Exposition en ligne

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flyerA5_DECHETS_EXPO_DIFFUSION.pdf

Exposition inaugurée le 12 décembre 2017 dans le cadre de la Journée d’étude organisée par le LAMES en partenariat avec la Région Provece-Alpes-Côte-d’Azur De la prise en charge des déchets en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Entre action publique et expérience ordinaire

Les auteurs


Bénédicte Florin, géographe, est maître de Conférences à l’Université François-Rabelais de Tours et chercheuse de l’UMR CITERES, Equipe Monde arabe et méditerranéen (EMAM).  Photographe et sociologue, Pascal Garret pratique à titre indépendant la photographie dans le cadre de recherches en sciences humaines et socilaes.  Mustapha Azaitraoui est maître assistant à l’Université de Khourigba (Maroc).

Les déchets en débat dans la société marocaine


En novembre 2016, la ville de Marrakech a accueilli la COP 22 et le Maroc est l’un des pays africains où les initiatives écologiques sont nombreuses et novatrices. Depuis une dizaine d’années, cette prise de conscience environnementale s’est traduite par la fermeture de la plupart des décharges « sauvages », par l’interdiction des sacs en plastique, par des expériences de tri sélectif, ou encore par la création de coopératives de valorisation des déchets. Initié en 2008 et soutenu par la Banque Mondiale, l’ambitieux Programme National des Déchets Ménagers (Pndm) révèle les engagements politiques et institutionnels en termes de protection environnementale. Les associations militantes et le monde de la recherche sont aussi fortement engagés dans cette problématique mais, paradoxalement, les récupérateurs informels de déchets sont totalement absents de ces débats...

Une exposition engagée


Cette exposition est le résultat d’un travail mené depuis 2011 avec les récupérateurs informels de Casablanca. Trop souvent, les images liées aux déchets et aux « travailleurs des déchets » mettent en scène la misère humaine et les conditions dégradantes de leurs activités. Au contraire, par ces portraits et ces poses volontaires devant le photographe, nous voulons mettre en lumière des travailleurs débarrassés du stigmate lié à l’ordure. Ces derniers désirent être reconnus dans leur travail et revendiquent aujourd’hui une requalification de leur métier : ils estiment contribuer à la protection de l’environnement en délestant la ville d’une grande partie de ses rebuts et en alimentant l’industrie de la valorisation des déchets.  Ainsi, cette exposition a pour vocation d’interroger les représentations que nous portons sur ces travailleurs stigmatisés et de leur imaginer des formes de reconnaissance sociale.

Coordination scientifique :  Jean-Stéphane Borja (LAMES)

Communication : sylvie.laurens@univ-amu.fr  / chiousse@mmsh.univ-aix .fr